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Les prochaines rencontres du Collectif21 : les relations travail dans l’associatif ( syndicalisme, salariat, engagement et burn out…)

  22 Mar , 2021   , ,    coj

Le Collectif21 invite à différents moments de rencontre autour d'un film ou d'un débat pour penser et défendre ensemble l'associatif de demain. Les prochaines rencontres s'articulent autour des relations travail dans l'associatif et aborderont différents sujets (syndicalisme, salariat, engagement et burn out...). A vos agendas!

25 mars 20h – Webinaire : Syndicats et associations : la rencontre des combats

Photo by Pauline Leroy on unsplash

Avec des membres du Collectif21, Eric Buyssen (directeur du Bureau d’études de la FGTB de Bruxelles), Yves Helledorff (infirmier, secrétaire national du non-marchand à la CNE)

Les relations entre syndicats et associations peuvent s’articuler à trois niveaux. La discussion pourra circuler d’un niveau à l’autre en fonction des participantes et participants.

Il y a d’abord le travail syndical au sein des associations. Comment bien défendre les travailleurs et les travailleuses quand la taille de l’association ne permet pas une délégation syndicale en son sein ? Les représentations syndicales sectorielles sont-elles suffisamment disponibles et proches du terrain ? Les relations de travail et rapports de forces sont-ils les mêmes dans les associations que dans les entreprises ?

Les relations peuvent ensuite s’aborder sur le plan des convergences entre syndicats et associations autour de combats communs, tels que les droits des migrants ou le climat, ou au sein de plates-formes telles que Tam Tam ou Faire Front. Comment les spécificités des uns et des autres se complètent-elles ? Comment les cultures d’organisation se rencontrent-elles ?

Enfin, la loi de 1921 sur les asbl a été adoptée dans la foulée de la reconnaissance des libertés syndicales. Cent ans plus tard, syndicats et associations ont-ils des enjeux communs face au nouveau Codes des sociétés et des associations ?

26 mars 20h – Cinéclub21 #3  : Les travailleurs de l’associatif sont-ils des salariés comme les autres?

Travailler dans le secteur associatif n’est pas anodin. Aux dires de celles et ceux qui l’ont choisi, un sens existentiel caractérise ces métiers qui donne au travail une vibration unique, mais permet aussi de faire face à la charge psycho-sociale, aux horaires extensibles, aux équipements modestes et aux petits salaires.

DR.

Comment ont évolué depuis 30 ans les conditions de travail de l’associatif ? Dans un contexte de professionnalisation, le secteur a-t-il repensé les conditions de travail de ses employés ? Qui sont les nouveaux managers et comment doivent-ils se positionner dans un secteur concurrentiel et sous-financé ? Enfin les jeunes qui s’y destinent ont-ils conscience des réalités de ces métiers ? En somme, qu’espérer pour la réalité de ces secteurs pour le futur ?

Comme chaque fois, dans une ambiance « salon », nous discuterons cette thématique à partir de deux extraits de films choisis par le Centre Vidéo de Bruxelles, de vos réactions et des interventions de deux invités.

Films : 

Tu me fais craquer de Jacques Borzykowski (2012)

Hors norme de Olivier Nakache et Eric Toledano (2019)

Invités : Un directeur d’association du socio-culturel (nom à confirmer), Association pour le Bien-être au Travail dans le non-marchand (nom à confirmer).

Les joies du télétravail ! Mais des invités passionnants comme chaque fois dans notre salon !

2 avril – Débat filmé : Engagement, profession, passion, burn out… Les relations d travail dans l’associatif

Avec Pierre Malaise (directeur de la Cessoc, formateur en matière de gouvernance des ASBL et de relations collectives de travail), Michel Roland (médecin, Fédération des maisons médicales, projet Lama, président du CBSC), Camille Wernaers (journaliste et auteure de l’article Burn-out militant : changer le monde, oui, mais sans s’oublier! Comment tenir sur la longueur? pour AxelleMag).

Parce que les associations ne sont pas animées par la quête et la maximisation des profits, on s’attend à ce que les relations de travail y soient différentes que dans les entreprises marchandes. Par exemple, qu’on ne presse pas les travailleuses et travailleurs comme des citrons, qu’ils soient valorisés autrement que financièrement et qu’il n’y ait pas de compétition entre eux. Parce que les associations sont définies par un objet social désintéressé et souvent animées par des valeurs éthiques ou politiques, on s’imagine que ces dernières sont partagées, que la motivation au travail n’est pas que matérielle et que les rapports de pouvoir n’y sont pas problématiques.

Cette image d’Épinal colle aux années septante où l’on créait bénévolement des associations, s’y engageait par militantisme, refusait la subordination aux pouvoirs publics et prônait l’autogestion. Était-ce si évident ? Comment se concilient ou se confrontent engagement, dévouement et contrat de travail ? Qu’en est-il après quelques décennies d’institutionnalisation et d’insertion de l’associatif dans le salariat, voire le fonctionnariat ?

Photo by Alexis Brown on unsplash

Qu’en est-il aujourd’hui lorsque les modes de financement et d’évaluation quantitative soumettent les associations à la concurrence, à des logiques de rentabilité sociale et à des modalités de management inspirées du monde marchand ? Qu’en est-il à une époque où le chômage ne permet plus de choisir un emploi en fonction de ses valeurs ou finalités et où le militantisme se déploie davantage en dehors des associations et du lieu de travail ? Que dit l’inflation des burn out et du turn over – ces mots associés aux grandes entreprises lucratives – dans l’associatif ? Ces difficultés sont-elles spécifiques à l’associatif où relèvent-elles d’une tendance sociétale à laquelle les associations ne résistent pas ?

Pour rappel. Le Collectif21 – dont la COJ est partenaire – organise une série de débats et rencontres autour de la question associative. En 2020, les ASBL ont été intégrées dans le Code des Sociétés et des Associations, qui remplace la Loi des ASBL de 1921. Ironie, l’anniversaire du centenaire de cette loi devient un enterrement. Pour réagir, faire réfléchir, rassembler pendant cette année 2021 symbolique, le Collectif21 souhaite questionner sur le « faire association, aujourd’hui et demain » ( lire COJ#24. )

Infos : 

Toutes les infos sont sur le site du Collectif 21 ainsi que les nombreuses « Traces » des rencontres passées ( Les associations face à la logique du système économiques et aux exigences de financement , L’action associative comme vectrice de transformation socialeLes défis des secteurs associatifs face à l’imposture et à la déshumanisation,…) 

www.collectif21.be