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Rencontre & Réflexion

Don’t be gone too long

  10 Oct , 2015    Kénia Raphaël

C’est souvent lors du pire moment de l’année (la rentrée) qu’on se rend compte à quel point on change, on peut évoluer avec le temps, tout comme il est possible de régresser. C’est en réalisant ça il y a quelques semaines que j’ai décidé de vous faire part de mon point de vue, mais surtout de vous faire part de qui je suis. Pour une fois je n’ouvrirai pas ma grande gueule d’ado révoltée contre la société ou pour critiquer tout ce qui m’entoure.

Lisez ce que je vais écrire en vous disant qu’à la fin, vous me connaitrez presque par cœur et cette fois-ci, ne vous inquiétez pas, cette story sera bien plus intéressante que celle de mon compte snapchat. J’ai écrit toutes les anciennes chroniques dans les quatre coins du monde, de Bruxelles au Canada ou de Londres à Barcelone. J’écrivais dans toutes des situations parfois bien étonnantes : dans un bar, dans un bus, dans shopping center, dans un avion et même à la plage. J’écrivais sur mon IPhone dans l’application note parce que je n’avais pas d’ordi à ma portée, je ne faisais quasiment pas travailler mon esprit parce que je racontais simplement ma vie et en même temps la vie des adolescents en général, je voulais dire tout haut ce que certains jeunes pensaient et pensent toujours tout bas. Je vois votre tête de perdu derrière votre magasine, lisant mon article en vous demandant : « mais où est ce que cette tarée veut en venir ? ». Je vais donc éclairer vos lanternes et vous expliquer pourquoi je ne me suis jamais présentée en tant que personne, mais toujours en tant que personnage (que je le veuille ou non, j’en suis bien un).

Je m’appelle Kénia, j’ai 19 ans, généralement heureuse, potentiellement épanouie dans ce que je fais, touriste en full time, organisée en part time et figurez-vous que ces six traits de personnalité sont les seules choses qui resteront en moi à vie, car ils me constituent, me définissent, me dérangent comme parfois peuvent m’arranger et m’ont toujours aidée à avancer dans ma vie, step by step, malgré le fait qu’ils ne soient pas tous reconnus comme qualités.

Je suis une grande rêveuse comme pas mal de jeunes de mon âge, c’est pourquoi j’avais décidé de toujours parler au nom d’un groupe de personnes ayant les mêmes « idéaux » que moi dans chaque article « faisons d’une pierre plusieurs coups » expression revisitée par moi-même évidemment. Je décide aujourd’hui de vous parler de moi et mon évolution, de moi et mon changement, de moi et des gros travaux que j’entame. Cette année, je décide de consacrer tout mon temps sur le chantier de construction de la vie que j’imagine le mieux pour moi, travailler dans le design et le fashion et étant donné que c’est un but difficile à atteindre, je préfère me donner tous les moyens de pouvoir faire de moi une femme encore plus heureuse que la jeune fille qui est actuellement en train de vous parler.

Qui dit changement dit « mettre de côté certaines choses » comme m’exprimer (ou plutôt pousser la gueulante) pour l’ensemble des jeunes de ma team « révolution ». Je mets un terme à ma « chronique d’une ado ordinaire » aussi parce que, comme toute personne normale, j’ai évolué et ne me considère plus comme « une ado ordinaire ». Je vous ai fait passer mes idées sur les divers domaines que constituent ce monde à travers mes écrits, mais je vous laisse maintenant le flambeau. En revanche, je vous fais une promesse : malgré le chemin et les choix que j’ai pris, je reste cette ado aux rêves pleins la tête qui reviendra en force tôt ou tard !

Maintenant que j’ai passé 12 années de détention dans une prison nommée « enseignement », 1 an de cavale dans plusieurs pays du monde et que je suis actuellement au poste d’architecte à plein temps sur le chantier de ma vie et de son évolution, je vous laisse et vous souhaite de ne pas vous réjouir de mon départ trop vite car la crise de la cinquantaine arrive à grand pas, « I am not gone for too long ». En attendant, je rédigerai mes aventures dans mon petit journal personnel et qui sait… peut être qu’un jour il se vendra plus cher que mes shoes.

Kénia Raphaël, chronique d’une ado ordinaire