Confédération des Organisations de Jeunesse Indépendantes et Pluralistes
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Un temps réellement libre !

  25 Juil , 2017    COJ

Photo-rétro à l’occasion des 30 ans du CJLg. « Cette photo a été prise à Gemmenich, en 1994, lors d’une action de récolte de fonds lorsque nous n’étions pas encore reconnus en tant que Service de Jeunesse (et donc plus serrés financièrement)».

Photo-rétro à l’occasion des 30 ans du CJLg. « Cette photo a été prise à Gemmenich, en 1994, lors d’une action de récolte de fonds lorsque nous n’étions pas encore reconnus en tant que Service de Jeunesse (et donc plus serrés financièrement)».

On boucle sa valise, on ferme les écrans, on sort des quatre murs de sa maison, on respire un bon coup…

Direction l’aventure ! Retour aux sources, à la nature, aux plaisirs simples, à la vie en collectif,… les vacances au CJLg, c’est toujours comme ça. Un peu comme un contrepoint d’une course à la rentabilité qui a réussi à s’immiscer jusque dans le secteur des loisirs !  Construire des cabanes dans les bois et y dormir, préparer des crêpes, partir à la chasse aux traces, fabriquer des cannes à pêche, des mangeoires ou des barrages, faire une balade aux flambeaux, se baigner dans la rivière, boire un chocolat chaud après une bataille de boules de neige, imaginer un spectacle, sentir l’odeur du pain qui cuit… tels sont les petits bonheurs qui peuvent se vivre en centres de vacances et qui ont toute leur importance dans la construction de l’enfant ! Malheureusement, bien des parents s’intéressent peu au projet pédagogique des structures d’accueil auxquelles ils confient leur enfant.

À l’heure où la mode est au « slow », un comble : l’enfant est formaté, usé, overbooké par des activités extrascolaires qui s’enchainent. Le CJLg, avec d’autres revendique le droit qu’il a de souffler, de ne rien faire, de rêver, de poursuivre ses propres projets, à son rythme, ou même de s’ennuyer.  L’ennui ne favorise-t-il pas la créativité ?

Pas mal de parents vous répondront que « le temps, c’est de l’argent, le temps libre aussi, alors autant payer pour que mon enfant participe à des stages où sont dispensés des apprentissages (formels – NDLR) qui lui permettraient d’être mieux préparé au marché de l’emploi. Car, apprendre le vivre ensemble, à quoi ça sert ? »….  Je répliquerais, comme disait mon ancienne professeure de latin : « ça ne sert à rien, mais ça sert à tout ! ». C’est pour cela qu’on défend l’intérêt de laisser le temps aux enfants, de leur offrir une parenthèse dans l’agitation du quotidien et de rendre leur spontanéité possible. Un temps libre (sic) qui soit un temps réellement libre pour l’enfant (et pour l’adulte).  Bel été.

Manon Dubois,
Chargée de projets et relations publiques Centre de Jeunesse Liège (CJLg)