Confédération des Organisations de Jeunesse Indépendantes et Pluralistes
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LE COJ 06 - 19 juin 2015 - web_Page_01

#06 Mons(s) Expression – 40 ans de la COJ

  2 Juil , 2015    Yamina Ghoul

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EDITO : IMAGINE.
Rire ou pleurer, parfois on hésite. Dans un village, deux institutrices ont reçu des menaces de parents d’élèves. En cause: à la kermesse de l’école, leurs enfants allaient chanter Imagine de John Lennon en cinq langues dont « l’arabe », une langue terroriste, apparemment « vecteur d’Islamisation » ? Ailleurs, un bourgmestre interdit la scène au groupe « Boudin & Chansons ». En cause : « boudin »… vecteur « d’attentats » ? Alors : rire ou pleurer ?

Sur sa page Facebook, Boudin & Chansons – à destination de leur nouveaux « likeurs »  FN    a lancé  :  « je profite donc de ce nouvel auditoire pour vous proposer ce programme d’éducation populaire : Histoire d’immigration », superbe documentaire d’ARTE.

Circule aussi sur le net, une réflexion du journal Libération : «quand un homme blanc mitraille une église, c’est un forcené… quand ce sont des musulmans, c’est du terrorisme», en référence à la fusillade à Charleston / Etats-Unis.

Autant d’échos à l’interview de la COJ avec Fabienne Brion, islamologue et professeure de criminologie à l’UCL. Elle a donné une série de conférences à destination du secteur associatif, sur le thème de la radicalisation, un « concept attrape-tout ». «On se dit que le problème, c’est « eux » sans chercher à comprendre. Leur radicalisme met en évidence le dysfonctionnement de notre démocratie ».

Rire ou pleurer aussi sur la fuite à gogo des questions d’examens, sans se questionner sur les pratiques / outils de notre système éducatif.  Un système dans le collimateur de notre grain de sel : Père Turbateur. Une Ecole qui cherche son « Pacte d’Excellence » avec appel au secteur, autre article du COJ, à lire en  p5.

De quoi redoubler d’énergie « Peace » cet été au Jardin Suspendu de Mons 2015 pour nos 40 ans! Nos OJ vont déployer et partager l’Utopie concrète d’un monde meilleur. De quoi nous requinquer. D’ici là, on chantera Imagine en arabe, le boudin en bandoulière…